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Entrepreneuriat & croissance

Financement de logiciels SaaS : quelles solutions juridiques et fiscales pour structurer la croissance de votre éditeur ?

Date
8.5.2026
Durée
10 minutes
Quelles solutions pour financer un SaaS ? Découvrez les dispositifs juridiques et fiscaux pour structurer la croissance de votre éditeur de logiciel et sécuriser vos investissements.

Le financement d'un éditeur SaaS (Software as a Service) soulève des questions à la fois économiques, fiscales et juridiques. Entre les aides publiques non dilutives, les levées de fonds auprès d'investisseurs privés et les solutions de mobilisation des contrats d'abonnement, les dirigeants disposent aujourd'hui d'un large éventail d'outils. Encore faut-il les choisir avec discernement, les sécuriser sur le plan contractuel et anticiper leurs conséquences sur la gouvernance et la valorisation de la société.

Le cabinet DIGIFEC accompagne les éditeurs SaaS et les start-up technologiques dans la structuration juridique et financière de leurs opérations de croissance. Cet article fait le point sur les principaux dispositifs mobilisables et leurs implications juridiques, à la lumière des textes en vigueur (Code général des impôts, Code de commerce, Code monétaire et financier, RGPD).

Pourquoi le financement d'un SaaS soulève-t-il des enjeux juridiques spécifiques ?

Le modèle SaaS repose sur des revenus récurrents (ARR/MRR), des contrats d'abonnement de longue durée et un actif central de nature immatérielle : le logiciel. Cette particularité a plusieurs conséquences juridiques.

D'abord, l'éditeur doit sécuriser la propriété intellectuelle de son code source, ce qui suppose de maîtriser la chaîne des droits entre les développeurs salariés (article L. 113-9 du Code de la propriété intellectuelle), les prestataires externes et les éventuels apports en industrie des fondateurs. Ensuite, le SaaS traite presque toujours des données à caractère personnel pour le compte de ses clients, ce qui le place dans la position de sous-traitant au sens de l'article 28 du RGPD, avec des obligations contractuelles précises. Enfin, la valorisation d'un éditeur SaaS dépend en grande partie de la qualité de son book contractuel et du traitement comptable de ses revenus différés.

Toute opération de financement passe ainsi par une due diligence juridique et technique approfondie des contrats, du code et des traitements de données.

Quelles aides publiques et dispositifs fiscaux mobiliser pour financer un SaaS ?

Avant même d'envisager une levée de fonds, l'éditeur SaaS peut bénéficier d'un ensemble de dispositifs publics non dilutifs particulièrement adaptés aux activités de R&D logicielle.

Comment fonctionne le crédit d'impôt recherche (CIR) pour les développements logiciels ?

Le crédit d'impôt recherche (CIR), défini à l'article 244 quater B du Code général des impôts, constitue l'un des dispositifs les plus puissants pour les éditeurs SaaS. Il s'agit d'une réduction d'impôt calculée sur les dépenses de recherche et développement engagées par l'entreprise.

Son taux est fixé à 30 % des dépenses éligibles inférieures ou égales à 100 millions d'euros, et 5 % au-delà de ce seuil.

Sont notamment éligibles :

  • les dépenses de personnel des chercheurs et techniciens affectés à la R&D,
  • les dotations aux amortissements des immobilisations dédiées à la recherche,
  • les frais de prise et de défense de brevets,
  • certaines dépenses sous-traitées à des organismes ou experts agréés par le ministère chargé de la recherche.

Pour un éditeur SaaS, les travaux de développement logiciel innovants peuvent entrer dans le périmètre du CIR, à condition de répondre aux critères posés par le Manuel de Frascati et la doctrine fiscale (BOI-BIC-RICI). Bonne pratique : tenir un dossier de justification scientifique et financier dès le lancement du projet permet de sécuriser la déclaration en cas de contrôle. Le rescrit fiscal préalable, prévu à l'article L. 80 B du Livre des procédures fiscales, constitue également un outil efficace pour fiabiliser l'éligibilité d'un programme de recherche.

Quelles autres aides publiques peuvent compléter le CIR ?

Plusieurs dispositifs s'articulent avec le CIR :

Le crédit d'impôt innovation (CII), codifié au k du II de l'article 244 quater B du CGI, vise les PME concevant des prototypes ou installations pilotes de nouveaux produits.

Le statut de Jeune Entreprise Innovante (JEI), issu de l'article 44 sexies-0 A du CGI, ouvre droit à des exonérations de cotisations sociales patronales ainsi qu'à des exonérations facultatives d'impôts locaux (taxe foncière, CFE) prorogées jusqu'au 31 décembre 2028 par l'article 40 de la loi n° 2026-103 du 19 février 2026 de finances pour 2026. Pour rappel, l'exonération d'impôt sur les bénéfices a été supprimée pour les entreprises créées à compter du 1er janvier 2024.

La loi de finances pour 2026 a par ailleurs créé une nouvelle sous-catégorie : la Jeune Entreprise d'Innovation à Impact (JEII), qui combine un seuil de dépenses de R&D compris entre 5 % et 20 % et la qualité d'entreprise de l'économie sociale et solidaire.

Les aides BPI France, la Bourse French Tech ainsi que les subventions et avances remboursables régionales complètent ce panorama. L'articulation entre ces dispositifs doit être anticipée : certaines aides sont déductibles de l'assiette du CIR, et un défaut de coordination peut se traduire par une rectification fiscale lourde.

Comment structurer une levée de fonds en tant qu'éditeur SaaS ?

Lorsque le produit a atteint un premier niveau de traction, la levée de fonds devient un levier classique pour accélérer la croissance, financer l'acquisition client et préparer une internationalisation.

Quelles sont les étapes juridiques d'une levée de fonds ?

Une levée de fonds suit en général le cheminement suivant :

  1. La signature d'une lettre d'intention (term sheet) qui fixe les principales conditions économiques et juridiques de l'opération.
  2. La conduite d'une due diligence juridique, fiscale, sociale, financière et technique permettant à l'investisseur d'apprécier les risques.
  3. La rédaction d'une documentation juridique complète : contrat d'investissement, pacte d'associés, statuts modifiés, documents corporate.
  4. Les formalités d'augmentation de capital, de modification statutaire et de publicité légale.

L'éditeur SaaS doit anticiper plusieurs points sensibles : valorisation pré-money, types d'instruments émis (actions ordinaires, actions de préférence, BSA), clauses de non-dilution, droits de gouvernance, clauses de liquidité et conditions de sortie.

Quel rôle joue le pacte d'associés dans la structuration d'une levée ?

Le pacte d'associés est l'instrument central qui régit les rapports entre fondateurs et investisseurs, y compris dans une SAS dont les statuts offrent déjà une grande liberté contractuelle. Il organise notamment :

  • les droits politiques : droits de veto, composition des organes de gouvernance, comité stratégique, information renforcée,
  • les droits financiers : préférence de liquidation, anti-dilution, mécanismes de ratchet,
  • les clauses de transfert : préemption, agrément, droit de sortie conjointe (tag along), obligation de sortie conjointe (drag along),
  • les engagements des fondateurs : vesting et reverse vesting, clauses de bad leaver et good leaver, exclusivité, non-concurrence.

Une rédaction soignée du pacte est essentielle, car la jurisprudence reconnaît la pleine valeur contractuelle de ces stipulations entre les parties signataires (article 1103 du Code civil).

Comment fonctionne le financement participatif depuis le règlement PSFP ?

Le règlement (UE) 2020/1503 du 7 octobre 2020 a instauré un statut européen unique de prestataire de services de financement participatif (PSFP), devenu obligatoire depuis le 10 novembre 2023 pour toutes les plateformes de crowdfunding en titres ou en prêts. En France, l'agrément est délivré par l'Autorité des marchés financiers (AMF), sur avis conforme de l'Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) lorsque le programme inclut l'octroi de prêts.

Pour un éditeur SaaS en phase d'amorçage, le crowdequity ou le crowdlending peut représenter une alternative complémentaire, sous réserve de produire la fiche d'informations clés sur l'investissement prévue à l'article 23 du règlement et de respecter les exigences de transparence applicables.

Quelles alternatives non dilutives au capital-risque pour un éditeur SaaS ?

La levée de fonds n'est pas la seule option. Plusieurs solutions permettent de financer la croissance d'un SaaS sans céder de parts.

Comment fonctionne le financement par cession de créances ?

La cession Dailly, codifiée aux articles L. 313-23 et suivants du Code monétaire et financier, permet à une entreprise de céder ses créances professionnelles à un établissement de crédit en contrepartie d'une avance de trésorerie. Pour un éditeur SaaS facturant des contrats annuels ou pluriannuels, ce mécanisme transforme le carnet de commandes en cash immédiatement disponible. L'affacturage classique offre un mécanisme comparable, en y ajoutant souvent un service de recouvrement et une garantie contre l'insolvabilité du client.

Comment fonctionnent les solutions de financement d'abonnements récurrents ?

Des solutions comme MoneySaaS ou les dispositifs proposés par certains spécialistes du leasing reposent sur la mobilisation des redevances futures d'un contrat d'abonnement. L'éditeur perçoit en une seule fois une part importante du contrat, tandis que le client continue de régler ses mensualités selon le calendrier prévu.

Ce mécanisme s'apparente à une cession de créances futures et nécessite, sur le plan juridique, une attention particulière sur :

  • la rédaction des contrats SaaS afin d'autoriser la cession ou la mobilisation des redevances,
  • l'information du client final dans le respect du RGPD lorsque des données contractuelles sont communiquées au financeur,
  • les garanties éventuelles consenties par l'éditeur en cas de résiliation anticipée par le client.

Le principal avantage est l'absence de dilution : l'éditeur conserve l'intégralité de son capital et la maîtrise de sa gouvernance.

La fiducie peut-elle sécuriser une opération de financement SaaS ?

La fiducie, codifiée aux articles 2011 à 2030 du Code civil, constitue un outil de sécurisation puissant. La fiducie-sûreté permet de transférer temporairement la propriété de certains actifs (titres sociaux, créances, droits de propriété intellectuelle) à un fiduciaire dans le but de garantir un financement. En cas de défaillance, le fiduciaire peut réaliser les actifs au profit du créancier, sans procédure judiciaire longue.

Pour un éditeur SaaS, la fiducie peut sécuriser une dette mezzanine, un crédit-bail logiciel ou des engagements vis-à-vis de partenaires technologiques, avec une efficacité supérieure à celle des sûretés classiques en cas de procédure collective.

Comment associer les talents clés au capital de votre SaaS ?

L'attractivité d'un éditeur SaaS dépend largement de sa capacité à attirer et fidéliser des talents techniques et commerciaux. Plusieurs dispositifs d'actionnariat salarié sont particulièrement adaptés.

Pourquoi les BSPCE sont-ils l'instrument phare des start-up SaaS ?

Les bons de souscription de parts de créateur d'entreprise (BSPCE), prévus à l'article 163 bis G du Code général des impôts, donnent à leurs bénéficiaires le droit de souscrire des actions à un prix fixé au jour de leur attribution. Ils sont réservés aux sociétés par actions (SAS, SA, SCA) immatriculées depuis moins de quinze ans.

La loi de finances pour 2026 (loi n° 2026-103 du 19 février 2026) a profondément modernisé le dispositif pour l'adapter à la réalité des scale-up :

  • abaissement de 25 % à 15 % du seuil minimal de détention par des personnes physiques ou assimilées,
  • ouverture de l'attribution aux salariés et dirigeants de sous-filiales, sous réserve d'une détention indirecte d'au moins 75 % par la société émettrice,
  • adaptation des règles de prise en compte de la durée d'activité du bénéficiaire en cas de mobilité intra-groupe.

Sur le plan fiscal, le gain d'exercice est imposé au taux forfaitaire de 12,8 % lorsque le bénéficiaire exerce ses fonctions depuis au moins trois ans, et de 30 % dans le cas contraire. Les BSPCE demeurent l'un des dispositifs d'intéressement les plus avantageux du droit fiscal français.

Quels autres dispositifs d'intéressement envisager ?

Les actions gratuites (AGA), régies par les articles L. 225-197-1 et suivants du Code de commerce, permettent d'attribuer à titre gratuit des actions, soumises à une période d'acquisition et le cas échéant de conservation.

Les stock-options (options de souscription ou d'achat d'actions), bien que plus rarement utilisées dans les start-up, ainsi que les bons de souscription d'actions (BSA), complètent la palette d'outils.

À noter : la loi de finances pour 2025 a introduit, à l'article 163 bis H du CGI, un régime spécifique d'imposition des gains dits de management packages, qu'il convient d'intégrer dans toute réflexion sur la rémunération en titres des dirigeants et talents clés. La fraction du gain net qui excède un certain seuil (3 fois la performance financière de la société) est désormais imposée selon les règles des traitements et salaires.

Comment protéger les actifs immatériels d'un SaaS lors d'un financement ?

Tout financement, qu'il soit dilutif ou non, suppose une due diligence approfondie des actifs immatériels.

Comment sécuriser la propriété intellectuelle du logiciel ?

Le logiciel est protégé par les règles du droit d'auteur des articles L. 111-1 et L. 113-9 du Code de la propriété intellectuelle. La cession des droits par les développeurs doit être expresse, écrite et précise quant à la nature des droits cédés, leur étendue et leur durée. Le code livré par les prestataires externes doit faire l'objet de clauses de cession exhaustive dans les contrats de prestation, faute de quoi l'éditeur ne peut exploiter pleinement son propre produit.

Les bases de données peuvent quant à elles bénéficier d'une protection sui generis au titre des articles L. 341-1 et suivants du Code de la propriété intellectuelle, à condition de démontrer un investissement substantiel dans leur constitution, leur vérification ou leur présentation.

Quelles obligations RGPD pour un éditeur SaaS ?

Sur le terrain du Règlement (UE) 2016/679 (RGPD), l'éditeur doit pouvoir produire :

  • un registre des activités de traitement au titre de l'article 30,
  • des contrats de sous-traitance conformes à l'article 28 avec ses clients (qui sont responsables de traitement),
  • des analyses d'impact relatives à la protection des données (AIPD) au titre de l'article 35 lorsqu'elles sont requises,
  • la démonstration de la sécurisation des données au sens de l'article 32 (chiffrement, contrôle d'accès, journalisation, sauvegardes).

La désignation d'un délégué à la protection des données (DPO) est imposée dans les cas prévus par l'article 37 du RGPD.

Lors d'une opération de M&A, ces éléments figurent au cœur de la garantie d'actif et de passif (GAP) consentie par les cédants. Une cartographie incomplète des traitements, des contrats sous-traitants non conformes ou des transferts hors UE non encadrés peuvent entraîner des mises en réserve sur le prix voire l'échec de l'opération.

Comment DIGIFEC accompagne-t-il les éditeurs SaaS dans leur financement ?

Le cabinet DIGIFEC intervient à toutes les étapes du cycle de vie financier d'un éditeur SaaS :

Création et structuration de la société : choix de la forme sociale (la SAS étant généralement privilégiée pour les start-up technologiques), rédaction des statuts, mise en place des conventions intra-groupe, optimisation du schéma de holding et de la fiscalité du dirigeant.

Levées de fonds : négociation et rédaction des term sheets, conduite des due diligences, documentation des opérations (pacte d'associés, contrat d'investissement, statuts), accompagnement des formalités auprès du greffe et de l'INPI lorsque nécessaire.

Mise en place de dispositifs d'intéressement : audit de l'éligibilité aux BSPCE, structuration des plans, articulation avec les régimes des actions gratuites et des management packages, sécurisation au regard des nouvelles dispositions issues des lois de finances pour 2025 et 2026.

Sécurisation des actifs immatériels : audit de la chaîne des droits de propriété intellectuelle, rédaction des cessions, mise en conformité RGPD, structuration des contrats SaaS, des conditions générales d'utilisation et des accords de niveau de service (SLA).

Opérations de croissance externe : acquisitions et cessions d'éditeurs SaaS ou de fonds de commerce, fusions, garanties d'actif et de passif, accompagnement post-acquisition.

Financements alternatifs : structuration juridique des opérations de cession Dailly, des solutions de financement de revenus récurrents type MoneySaaS, du financement participatif et de la fiducie-sûreté.

L'objectif du cabinet est de proposer aux dirigeants un accompagnement intégré, alliant rigueur juridique, vision stratégique et compréhension fine des modèles économiques digitaux.

En résumé : quels réflexes adopter pour bien financer son SaaS ?

Trois bonnes pratiques se dégagent pour un éditeur SaaS à la recherche de financement :

  1. Combiner plusieurs sources de financement : le mix idéal associe souvent CIR, statut JEI ou JEII, levée de fonds en equity et financement de contrats récurrents, plutôt que de tout jouer sur la dilution.
  2. Sécuriser ses actifs immatériels en amont : la chaîne des droits PI, la conformité RGPD et la qualité de la documentation contractuelle conditionnent directement la valorisation de la société.
  3. Anticiper les conséquences des choix de financement sur la gouvernance, la fiscalité du dirigeant et la stratégie de sortie. Une opération mal structurée peut compromettre les opérations futures (séries suivantes, exit).

Foire aux questions

1. Quel est le meilleur mode de financement pour un éditeur SaaS en phase d'amorçage ?

Il n'existe pas de réponse unique : le bon financement dépend du stade de maturité, de la traction commerciale et de la stratégie de sortie envisagée. En phase d'amorçage, la combinaison la plus efficace associe généralement les aides publiques non dilutives (CIR au titre de l'article 244 quater B du CGI, statut JEI ou JEII de l'article 44 sexies-0 A du CGI, BPI France, Bourse French Tech) et un premier tour de business angels ou friends and family. Cette approche permet de financer la R&D sans céder trop de capital trop tôt, ce qui préserve la valorisation pour les tours suivants.

2. Le crédit d'impôt recherche (CIR) est-il accessible à un éditeur SaaS qui développe un logiciel classique ?

Pas automatiquement. Le CIR récompense les travaux de recherche et développement au sens du Manuel de Frascati, c'est-à-dire des activités présentant un caractère de nouveauté, d'incertitude scientifique ou technique et de systématisation. Le simple développement informatique, même complexe, n'ouvre pas droit au CIR : il faut démontrer l'existence de verrous technologiques et la recherche de solutions nouvelles. Pour sécuriser l'éligibilité, il est fortement recommandé de tenir une documentation scientifique dès le lancement du projet et, le cas échéant, de solliciter un rescrit fiscal sur le fondement de l'article L. 80 B du Livre des procédures fiscales.

3. Une SARL peut-elle attribuer des BSPCE à ses salariés ?

Non. Les BSPCE, prévus à l'article 163 bis G du CGI, sont strictement réservés aux sociétés par actions : SAS, SA et SCA. Une SARL souhaitant mettre en place un dispositif d'intéressement de ce type devra au préalable se transformer en SAS, ce qui suppose un audit des conséquences juridiques, fiscales et sociales de la transformation. En pratique, c'est l'une des raisons pour lesquelles la SAS est privilégiée pour les start-up technologiques dès leur constitution.

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