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Actualités comptables & fiscales

Devenir vétérinaire : le guide complet pour créer, structurer et développer votre activité

Date
29.6.2026
Durée
15 minutes
Découvrez comment devenir vétérinaire et réussir votre installation : démarches, création du cabinet, choix du statut, gestion et développement de votre activité.
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Devenir vétérinaire
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S'installer comme vétérinaire en 2026 n'a plus grand-chose à voir avec le parcours d'il y a quinze ans. La demande de soins reste forte, les écoles forment davantage de praticiens et les pouvoirs publics multiplient les aides à l'installation. Mais le paysage se complexifie : féminisation accélérée, montée du salariat, arrivée des fonds d'investissement, concurrence des pharmacies et des plateformes en ligne. Dans ce contexte, le choix du statut, du lieu et de la forme juridique conditionne la trajectoire des quinze années suivantes.

Pour aider les praticiens à faire ces choix avec méthode, DIGIFEC publie un guide complet : « Devenir vétérinaire : créer, structurer et développer votre activité ». Cet article en présente les grandes lignes et explique comment notre cabinet accompagne les vétérinaires à chaque étape de leur projet.

Pourquoi un guide dédié à la profession vétérinaire ?

La profession traverse une recomposition profonde. La France comptait 23 022 vétérinaires inscrits à l'Ordre au 31 décembre 2025, soit 864 de plus qu'un an plus tôt, avec 1 398 primo-inscrits. Une dynamique de croissance soutenue, portée par de jeunes diplômés majoritairement des femmes.

Derrière ces chiffres, plusieurs tendances structurantes se dessinent. La demande reste porteuse : la France compte environ 9,7 millions de chiens et 16,7 millions de chats, et le marché des produits et soins dépasse 7 milliards d'euros, tiré par la premiumisation et la médicalisation. En parallèle, l'offre se reconfigure : les réseaux capitalistiques soutenus par des fonds d'investissement gagnent du terrain, et la concurrence s'intensifie sur les activités annexes aux soins (médicament, alimentation, téléconsultation), qui pèsent historiquement lourd dans les honoraires.

Pour un jeune praticien, cela signifie une chose : un projet d'installation ne peut plus se résumer à sa dimension médicale. Il faut anticiper le modèle économique, la structuration juridique et la trajectoire de croissance dès le départ. C'est précisément l'objet de ce guide.

Quel mode d'exercice choisir au démarrage ?

La première décision structurante porte sur le statut d'exercice. Les chiffres 2025 sont parlants : sur les 1 398 primo-inscrits, 16,1 % seulement ont opté pour l'exercice libéral direct. La majorité commence donc par le salariat.

Salariat, collaboration libérale ou installation directe ?

Le salariat offre une entrée sécurisée, sans apport ni risque financier, mais limite la constitution d'un patrimoine professionnel. La collaboration libérale permet d'exercer en libéral en s'appuyant sur les moyens d'un confrère installé, contre une redevance, tout en se constituant progressivement une patientèle. L'installation directe, par création ou reprise, mobilise un capital plus important mais permet de bâtir une valeur transmissible. À titre de repère, le revenu moyen des vétérinaires en exercice libéral s'établit à 81 672 euros (revenus 2023).

Quelle activité dominante privilégier ?

Le choix de l'activité dominante (animaux de compagnie, rente, équine ou mixte) détermine presque tout : la zone d'installation, le matériel à acquérir (de 80 000 euros pour un cabinet canin à 550 000 euros pour une clinique équipée), le rythme de travail et les aides publiques mobilisables. Plus de sept praticiens sur dix déclarent une compétence en animaux de compagnie, mais l'activité rente connaît un récent redressement, soutenu par les enjeux de souveraineté alimentaire.

Quelle forme juridique pour s'installer ?

Le cadre juridique de l'installation combine des enjeux fiscaux, sociaux et patrimoniaux. Plusieurs formes coexistent.

L'entreprise individuelle est la plus simple, adaptée à l'exercice d'un praticien seul. La société d'exercice libéral (SEL, SELARL, SELAS) permet d'exercer en société tout en respectant les règles déontologiques, et facilite l'accueil de vétérinaires salariés. La société de participations financières de profession libérale (SPFPL) permet de détenir des parts de SEL : un outil précieux pour les schémas patrimoniaux et de transmission. Dans tous les cas, l'inscription à l'Ordre est obligatoire, avec respect des règles déontologiques.

Un point de vigilance mérite attention : un vétérinaire ne peut établir son cabinet dans un local possédé, loué ou occupé par un organisme de protection animale. L'installation en centre commercial reste possible, sous réserve du dépôt préalable du bail auprès du conseil régional de l'Ordre.

Comment construire un business plan solide ?

Un projet d'installation s'apprécie sur un horizon d'au moins trois ans, en croisant besoins (frais d'établissement, immobilisations, fonds de roulement, dépenses du dirigeant pendant la montée en charge) et ressources (apport personnel, aides publiques, emprunt bancaire).

Le choix entre création et reprise pèse fortement sur le montant à financer. Reprendre une activité existante coûte souvent plus cher, mais reste plus facile à financer : les bilans du prédécesseur servent de référence à la banque. La valeur de clientèle, appréciée par le droit de présentation, se situe généralement entre 3 et 6 fois l'excédent brut d'exploitationen cession entre confrères, et peut atteindre jusqu'à 12 fois l'EBE lorsque la cession se fait au profit d'un groupe. Cet écart est devenu un facteur structurant des stratégies de transmission.

Quelles aides mobiliser pour financer son installation ?

Plusieurs dispositifs peuvent alléger le financement d'un projet.

La garantie Bpifrance peut couvrir une part importante du prêt bancaire pour les activités de moins de trois ans. L'ACRE ouvre droit à une exonération de charges sociales personnelles pendant douze mois (la CSG et la CRDS restant dues).

En zone rurale, la loi DDADUE du 3 décembre 2020 a ouvert aux collectivités territoriales la possibilité d'octroyer des aides aux vétérinaires dans les zones à offre insuffisante, dispositif codifié à l'article L. 1511-9 du Code général des collectivités territoriales. Le montant est plafonné à 60 000 euros par bénéficiaire et par an, en contrepartie d'un engagement de maintien d'activité d'au moins trois ans.

Enfin, depuis le 1er juillet 2024, le zonage « France Ruralités Revitalisation » (FRR) remplace les anciennes ZRR. Pour une création ou une reprise réalisée dans une commune classée entre le 1er juillet 2024 et le 31 décembre 2029, l'entreprise peut bénéficier d'une exonération d'impôt sur les bénéfices prévue à l'article 44 quindecies A du Code général des impôts : totale les cinq premières années, puis dégressive (75 %, 50 %, 25 %) les sixième, septième et huitième années. Des exonérations de CFE et de taxe foncière peuvent s'y ajouter sur délibération des collectivités.

Comment construire son offre et fixer ses prix ?

Le chiffre d'affaires d'un cabinet se décompose historiquement en trois blocs : environ 55 % d'actes techniques, 30 % de ventes de médicaments et 15 % de ventes d'aliments et d'accessoires. Cette structure rend les cabinets sensibles à la concurrence sur les activités annexes.

Quatre fronts concurrentiels sont à anticiper dès le démarrage : les pharmacies d'officine qui diversifient leur rayon vétérinaire, la grande distribution et les acteurs en ligne sur l'alimentation, les plateformes de téléconsultation, et les réseaux capitalistiques qui bénéficient d'effets d'échelle sur les achats. Penser le mix offre dès l'installation devient un impératif stratégique.

Croître seul, en réseau ou dans un groupe ?

Trois trajectoires de croissance coexistent, et le choix oriente fortement la valorisation finale.

L'indépendance offre une autonomie totale, mais expose aux pressions concurrentielles et limite les capacités d'investissement lourd. Le réseau permet de mutualiser achats, communication et outils digitaux tout en conservant l'indépendance capitalistique. Le groupe capitalistique, souvent soutenu par des fonds, propose des conditions de cession attractives (jusqu'à 12 fois l'EBE) en contrepartie d'une perte d'autonomie opérationnelle. Le bon arbitrage dépend du profil : installation autonome durable, ambition entrepreneuriale avec cession à terme, ou exercice salarié pour éviter la charge de gestion.

Comment DIGIFEC accompagne les vétérinaires ?

DIGIFEC accompagne les praticiens à chaque étape de leur trajectoire, avec une connaissance fine des spécificités sectorielles. Notre intervention couvre notamment :

  • le choix de la structure d'exercice et le montage juridique de l'installation (entreprise individuelle, SEL, SPFPL) ;
  • la construction du business plan de création ou de reprise, et l'évaluation du besoin de financement ;
  • l'optimisation fiscale et sociale, y compris la mobilisation des dispositifs d'aide (FRR, aides des collectivités, garantie Bpifrance, ACRE) ;
  • la valorisation et la transmission de la clientèle, dans une logique d'anticipation patrimoniale ;
  • le pilotage comptable et financier dans la durée, pour sécuriser les fondamentaux dès le démarrage.

Notre conviction est simple : un cabinet performant n'est pas celui qui démarre le plus vite, mais celui qui structure sa trajectoire de croissance dès le départ.

Un exemple courant illustre cette approche. Une vétérinaire salariée depuis trois ans souhaite reprendre la clientèle de son employeur partant à la retraite. L'enjeu n'est pas seulement de financer le droit de présentation : il faut arbitrer entre exercice en entreprise individuelle ou en SEL, dimensionner l'emprunt au regard des derniers bilans, vérifier l'éligibilité de la commune au dispositif FRR et anticiper, dès la première année, les conditions d'une future valorisation. C'est cet accompagnement global, à la croisée du juridique, du comptable et du fiscal, que DIGIFEC met au service des praticiens.

Téléchargez le guide complet

Le guide DIGIFEC détaille l'ensemble de ces sujets : démographie de la profession, choix du mode d'exercice, cadre juridique de l'installation, business plan, matériel et local, financements et aides, construction de l'offre, recrutement et management, stratégies de croissance, et une check-list opérationnelle des cinq premières années.

Si vous souhaitez fiabiliser votre projet d'installation, structurer votre business plan ou sécuriser votre montage juridique et fiscal, l'équipe DIGIFEC est à votre disposition pour un premier échange sur vos enjeux et votre situation.

DIGIFEC, 42 avenue de Wagram, 75008 Paris. Téléphone : 01 53 21 91 00. Courriel : contact@digifec.com

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