Conseils de gestion

Découvrez comment DIGIFEC accompagne les sages-femmes libérales au quotidien.
Vous venez de visser votre plaque ou vous exercez en libéral depuis plusieurs années, et chaque printemps le même document vous attend : l'appel de cotisations de la CARCDSF. Pour une sage-femme libérale, la Caisse autonome de retraite des chirurgiens-dentistes et des sages-femmes gère quatre régimes obligatoires, avec des montants forfaitaires, des tranches proportionnelles et une participation de l'Assurance maladie. Résultat : beaucoup de praticiennes paient sans vraiment savoir ce qu'elles achètent, ni comment anticiper la ligne la plus lourde de leur budget après le loyer du cabinet.
Ce guide détaille le fonctionnement de la CARCDSF côté sage-femme en 2026 : les barèmes de chaque régime, un calcul complet pas à pas, la prise en charge par l'Assurance maladie, la déduction fiscale, les dispenses à manier avec prudence, la prévoyance et ce que vous toucherez réellement à la retraite.
Chez DIGIFEC, cabinet d'expertise comptable, nous accompagnons des professions de santé libérales sur leur comptabilité BNC, leur déclaration 2035 et le pilotage de leur trésorerie à distance avec Pennylane. Les questions sur la caisse de retraite reviennent à chaque installation : c'est pourquoi notre accompagnement d'expert-comptable pour sages-femmes libérales intègre systématiquement la lecture de l'appel CARCDSF.
La CARCDSF est la section professionnelle de l'assurance vieillesse des professions libérales qui couvre deux métiers : les chirurgiens-dentistes et les sages-femmes. Dès que vous exercez en libéral, même à temps partiel ou en complément d'un poste salarié, l'affiliation est obligatoire. Elle prend effet au premier jour du trimestre civil qui suit le début d'activité, et les cotisations de la première année sont dues au prorata des trimestres d'affiliation.
La caisse ne gère pas votre assurance maladie ni vos allocations familiales : ces cotisations sont recouvrées par l'URSSAF dans le cadre du régime des praticiens et auxiliaires médicaux conventionnés (PAMC). La CARCDSF, elle, s'occupe de votre retraite et de votre prévoyance. Les chirurgiens-dentistes relèvent de la même caisse, mais avec des montants très différents, notamment pour la PCV et la prévoyance ; si vous partagez un cabinet avec un dentiste, ne comparez pas vos appels ligne à ligne (notre page dédiée à l'expert-comptable pour chirurgiens-dentistes détaille leur situation).
Selon la caisse, le régime de base représente environ la moitié de la pension d'une sage-femme, et le régime complémentaire environ un quart. C'est une différence majeure avec les chirurgiens-dentistes, pour qui la complémentaire pèse davantage.
Les montants 2026 publiés par la caisse reposent sur le plafond annuel de la Sécurité sociale (PASS), fixé à 48 060 € pour 2026 par l'arrêté du 22 décembre 2025. Le tableau ci-dessous récapitule les cotisations sage-femme libérale à partir de la deuxième année d'activité.
| Régime | Calcul 2026 | Assiette | Ce que cela finance |
|---|---|---|---|
| Base (RBL) | 8,73 % jusqu'à 1 PASS (48 060 €) + 1,87 % jusqu'à 5 PASS (240 300 €). Minimum : 573 € | Revenus 2025 (provisionnel), régularisé sur les revenus 2026 | Points de retraite de base et trimestres |
| Complémentaire (RC) | Forfait de 3 210,60 € + 11,35 % des revenus entre 31 239 € et 240 300 € | Revenus 2025, sans régularisation | Points de retraite complémentaire |
| PCV | 780 € au total : 260 € à votre charge, 520 € pris en charge par l'Assurance maladie | Forfait | Points de retraite des praticiens conventionnés |
| Invalidité-décès (RID) | 384 € | Forfait | Indemnités journalières dès le 91e jour, rente d'invalidité, allocations décès |
Source : CARCDSF, montants des cotisations 2026. PASS 2026 fixé par arrêté du 22 décembre 2025.
La cotisation RBL est entièrement proportionnelle à vos revenus non salariés. La tranche 1 applique 8,73 % dans la limite d'un PASS ; la tranche 2 applique 1,87 % sur la totalité des revenus jusqu'à cinq PASS. Une cotisation minimale de 573 € s'applique même en cas d'activité libérale accessoire : elle valide trois trimestres de durée d'assurance.
Ce régime est calculé en deux temps. L'appel 2026 contient une cotisation provisionnelle assise sur vos revenus 2025, puis la caisse la régularise en 2027 sur vos revenus réels 2026. Si vos revenus progressent fortement, la régularisation peut être lourde. Vous pouvez demander que le RBL soit calculé sur un revenu estimé de l'année en cours pour lisser l'effort.
La complémentaire combine une cotisation forfaitaire de 3 210,60 € en 2026 et une cotisation proportionnelle de 11,35 % sur la fraction des revenus 2025 comprise entre 0,65 PASS (31 239 €) et 5 PASS (240 300 €). Contrairement au RBL, la RC n'est jamais régularisée : elle est définitive dès l'appel.
Le paramétrage a évolué entre 2025 et 2026. Le mémento 2025 de la caisse retenait un taux de 10,80 % appliqué à partir de 0,85 PASS ; en 2026 le seuil descend à 0,65 PASS et le taux monte à 11,35 %. Vérifiez cette ligne sur votre appel : c'est souvent elle qui explique la hausse par rapport à l'an dernier.
Pour les sages-femmes, la PCV est un forfait de 780 € dont vous ne payez que 260 €, le reste étant pris en charge par les caisses primaires d'assurance maladie. Le RID est un forfait de 384 € en 2026. Ces deux montants ne dépendent pas de vos revenus, ce qui les rend proportionnellement plus lourds en début d'activité ou à temps partiel.
Exercer en tant que sage-femme conventionnée vous fait relever du régime des praticiens et auxiliaires médicaux conventionnés. Ce statut a deux conséquences financières favorables. Côté CARCDSF, l'Assurance maladie finance les deux tiers de la PCV, soit 520 € sur 780 € en 2026. Côté URSSAF, une partie de votre cotisation d'assurance maladie est prise en charge sur les revenus tirés de l'activité conventionnée.
Cette prise en charge ne figure pas sur votre appel comme un « cadeau » : elle est directement déduite du montant appelé. Elle suppose toutefois que vous restiez conventionnée et que vos revenus soient correctement ventilés dans la déclaration fiscale et sociale. Une erreur de case entre revenus conventionnés et non conventionnés (par exemple pour des actes non remboursables ou une activité d'enseignement) peut réduire la prise en charge.
Prenons l'exemple hypothétique de Claire, sage-femme libérale conventionnée installée depuis quatre ans. Son revenu professionnel 2025 retenu par la caisse s'élève à 45 000 €. Voici comment se construit son appel 2026.
| Ligne | Calcul | Montant |
|---|---|---|
| RBL tranche 1 | 45 000 € × 8,73 % | 3 928,50 € |
| RBL tranche 2 | 45 000 € × 1,87 % | 841,50 € |
| RC forfaitaire | Montant fixe 2026 | 3 210,60 € |
| RC proportionnelle | (45 000 € − 31 239 €) × 11,35 % | 1 561,87 € |
| PCV (part praticienne) | 1/3 de 780 € | 260,00 € |
| Invalidité-décès | Forfait 2026 | 384,00 € |
| Total à votre charge | Soit environ 22,6 % des revenus | 10 186,47 € |
Cas hypothétique, hors cotisations URSSAF (maladie, allocations familiales, CSG-CRDS, CURPS, formation). Les montants appelés par la caisse peuvent être arrondis à l'euro.
Claire versera donc environ 10 186 € à la CARCDSF en 2026, soit près d'un quart de son revenu, avant même les cotisations URSSAF. Si son revenu 2026 atteint finalement 50 000 €, la caisse lui réclamera en 2027 un complément de RBL de (5 000 € × 8,73 %) + (5 000 € × 1,87 %), soit 530 €. À l'inverse, une baisse d'activité (congé maternité, réduction du temps de travail) donnera lieu à un remboursement ou à une imputation sur les échéances suivantes.
Ce calcul montre l'intérêt de provisionner chaque mois : en mettant de côté un pourcentage fixe des recettes encaissées, vous évitez la mauvaise surprise de juin. Un tableau de bord mensuel dans un outil comme Pennylane, alimenté par votre compte bancaire, permet de suivre ce provisionnement sans ressaisie ; c'est le cœur de notre approche de comptabilité digitale et automatisée.
En début d'exercice, la caisse ne connaît pas vos revenus. Elle applique donc une base forfaitaire. Pour 2026, la cotisation RBL de première année s'élève à 968 €, calculée sur une assiette de 0,19 PASS, soit 9 131 €. Tout revenu 2026 supérieur à ce montant entraînera un supplément en 2027 : c'est le piège classique de la deuxième année, où se cumulent la régularisation de la première année et les nouvelles cotisations provisionnelles.
Le budget théorique d'une première année complète s'établit ainsi : 968 € de RBL, 3 210,60 € de RC forfaitaire, 260 € de PCV et 384 € de RID, soit 4 822,60 €. La RC forfaitaire peut faire l'objet d'une dispense les deux premières années civiles ; le total tombe alors à 1 612 €, mais au prix d'une perte de points.
Deux mécanismes allègent la trésorerie du démarrage. Le report et l'étalement permettent de différer la cotisation RBL provisionnelle des douze premiers mois jusqu'à la cotisation définitive, puis de l'étaler sur cinq ans sans majoration ; la demande doit être faite par écrit au plus tard à la première échéance et avant tout versement. Ce dispositif n'est utilisable qu'une fois tous les cinq ans.
L'ACRE est l'alternative, non cumulable avec le report. La caisse indique pour 2026 une exonération limitée à 25 % des cotisations concernées (RBL et RID notamment) si vos revenus sont inférieurs à 75 % du PASS, soit 36 045 € pour quatre trimestres, dégressive jusqu'à 48 060 €. La demande se fait auprès de l'URSSAF dans les 60 jours suivant le début d'activité. Attention : les cotisations provisoirement exonérées sont ensuite appelées avec celles de l'année suivante, ce qui peut tendre la trésorerie du second semestre.
Le même raisonnement vaut pour les autres auxiliaires médicaux qui s'installent : notre page d'expert-comptable pour infirmiers libéraux montre comment anticiper ces premières régularisations.
Depuis la déclaration unifiée, vous ne déclarez plus vos revenus à la caisse : la déclaration réalisée sur impots.gouv.fr est transmise à l'URSSAF et à la CARCDSF. L'appel de cotisations de l'année vous parvient ensuite, généralement à partir de mai ou juin. En attendant, vous réglez des acomptes égaux à un douzième (prélèvement mensuel) ou un quart (paiement trimestriel) des cotisations de l'année précédente.
Vous réglez des acomptes calculés sur l'appel de l'année précédente (mensuel ou trimestriel).
Vous déclarez vos revenus de l'année écoulée dans la déclaration fiscale et sociale unifiée sur impots.gouv.fr.
La caisse calcule le RBL provisionnel, régularise le RBL de l'année précédente et fixe la RC proportionnelle.
Les échéances restantes sont ajustées jusqu'en décembre ; les acomptes de l'année suivante démarrent en janvier.
Le paiement doit être dématérialisé : prélèvement mensuel le 15 de chaque mois, prélèvement trimestriel ou virement aux échéances du 15 mars, 15 juin, 15 septembre et 15 décembre, ou télérèglement depuis l'espace adhérent. Le mémento 2025 de la caisse précise qu'un retard entraîne une majoration immédiate de 5 % du montant appelé, puis 0,4 % par mois ou fraction de mois.
L'absence de déclaration coûte encore plus cher. Sans revenus déclarés, la caisse calcule les cotisations RBL sur cinq PASS, soit 240 300 € en 2026. Vous pourrez obtenir une rectification en transmettant vos justificatifs fiscaux (déclaration 2035 notamment), mais les cotisations RBL resteront majorées de 5 %.
Oui. Les cotisations obligatoires de retraite, d'invalidité-décès et d'assurance maladie sont déductibles du bénéfice non commercial, en application de l'article 154 bis du code général des impôts, comme le rappelle le BOFiP sur les charges sociales personnelles des BNC. En déclaration contrôlée, elles sont portées dans la 2035 au titre des charges sociales personnelles obligatoires.
En régime micro-BNC, aucune charge n'est déductible individuellement : l'abattement forfaitaire est censé couvrir l'ensemble de vos frais, cotisations comprises. Avec environ 10 000 € de cotisations CARCDSF pour 45 000 € de revenus, comme dans notre exemple, la comparaison entre micro et déclaration contrôlée mérite toujours d'être chiffrée.
La caisse prévoit plusieurs aménagements. Ils soulagent la trésorerie, mais presque tous ont un coût en droits à la retraite.
Si vos revenus professionnels nets 2025 sont inférieurs à 65 % du PASS, soit 31 239 €, vous pouvez obtenir sur demande une réduction de la RC forfaitaire. Le coefficient est égal au rapport entre vos revenus et ce seuil : avec 20 000 € de revenus, la cotisation forfaitaire est ramenée à environ 64 % de son montant. Pour la PCV, une dispense est possible lorsque les revenus professionnels 2024 sont inférieurs ou égaux à 3 120 €, avec annulation des droits de l'année.
Point important pour une profession très majoritairement féminine : vous pouvez demander une dispense des cotisations RC forfaitaire et proportionnelle pour l'année civile de l'accouchement et l'année suivante. Les droits perdus peuvent être rachetés à hauteur de six ou douze points par an, en une seule fois, avant la fin de la sixième année civile suivant la dispense ou au moment de la retraite. Côté régime de base, le mémento 2025 indique que 100 points sont attribués gratuitement au titre du trimestre de l'accouchement.
En cas d'incapacité d'exercer de plus de six mois, la cotisation RBL est exonérée sur demande avec attribution de 400 points et quatre trimestres par an. Les cotisations RC et PCV font l'objet d'une dispense, avec perte des droits correspondants. La demande doit être envoyée en recommandé dans les délais fixés par la caisse.
Le régime invalidité-décès est la seule couverture obligatoire en cas d'arrêt prolongé. Il est utile, mais limité. Les indemnités journalières de la CARCDSF s'élèvent pour les sages-femmes à 49,70 € par jour en 2026, soit 18 140,50 € pour 365 jours, versées à partir du 91e jour d'arrêt et pendant trois ans au maximum.
La rente d'invalidité suppose une incapacité professionnelle totale et définitive reconnue par la commission d'inaptitude, avant 62 ans, avec cessation définitive de l'activité libérale. Elle s'accompagne d'une exonération de toutes les cotisations et de l'attribution gratuite de points. En cas de décès, la caisse affichait pour 2025 une allocation immédiate de 14 831 € versée au conjoint d'une sage-femme.
Les arrêts de moins de trois mois restent donc à votre charge côté caisse, et les montants versés ensuite sont sans commune mesure avec un revenu d'activité. Une prévoyance complémentaire couvrant les 90 premiers jours, les frais fixes du cabinet et un niveau d'indemnité cohérent avec vos revenus est presque toujours indispensable.
La retraite sage-femme libérale se calcule régime par régime : nombre de points acquis multiplié par la valeur du point au moment du départ. Les valeurs publiées par la caisse pour 2026 sont de 0,6599 € pour le point RBL et de 31,82 € pour le point RC. La PCV utilise plusieurs valeurs selon la date d'acquisition ; le mémento 2025 indiquait 6,10 € pour les points acquis depuis 2006.
Reprenons Claire et ses 45 000 € de revenus. En appliquant les règles d'attribution publiées dans le mémento 2025 (525 points pour une tranche 1 complète, 25 points pour une tranche 2 complète, 6 points pour la RC forfaitaire, 18 points pour la PCV), on obtient l'ordre de grandeur suivant.
| Régime | Points acquis (hypothèse 45 000 €) | Valeur du point | Rente annuelle future |
|---|---|---|---|
| RBL | ≈ 496 points | 0,6599 € (2026) | ≈ 327 € |
| RC | 6 points (forfait) + ≈ 2,9 points (proportionnel) | 31,82 € (2026) | ≈ 284 € |
| PCV | 18 points | 6,10 € (valeur 2025, points acquis depuis 2006) | ≈ 110 € |
| Total | — | — | ≈ 721 € par an de cotisation |
Calcul indicatif fondé sur les règles d'attribution publiées dans le mémento 2025 des sages-femmes et sur les valeurs de point indiquées. Seul votre relevé de carrière fait foi.
Chaque année de cotisation à ce niveau ouvre donc environ 720 € de rente annuelle. Sur une carrière libérale de 30 ans, cela représente un peu plus de 21 000 € par an, avant prélèvements sociaux et sans tenir compte des droits acquis éventuellement comme salariée à l'hôpital ou en clinique. C'est un socle, pas un niveau de vie : d'où l'intérêt d'une épargne retraite complémentaire, dont les versements sont déductibles dans certaines limites.
Le régime de base suit les règles communes. Après la suspension de la réforme de 2023, le tableau publié sur la page âge de départ de la CARCDSF fixe par exemple l'âge légal à 63 ans et 171 trimestres pour les personnes nées d'avril à décembre 1965, et 64 ans et 172 trimestres à partir de la génération 1969. Le taux plein est acquis à 67 ans quelle que soit la durée d'assurance. Avant cet âge, chaque trimestre manquant réduit la pension de base de 1,25 %, dans la limite de douze trimestres pour les générations à partir de 1968.
Vous pouvez racheter jusqu'à douze trimestres dans le régime de base (années d'études ou années incomplètes), entre 20 et 67 ans, avec un tarif préférentiel pour quatre trimestres dans les dix ans suivant la fin des études. Enfin, depuis 2023 pour le régime de base et 2024 pour la RC et la PCV, la poursuite d'activité en cumul emploi-retraite intégral permet d'acquérir de nouveaux droits. Le cumul partiel, lui, n'en ouvre pas.
Cette méthode vaut pour l'ensemble des professions de santé libérales que nous suivons ; vous trouverez d'autres repères sur notre page consacrée aux professions de santé libérales, et le cas des confrères affiliés à la même caisse dans notre guide pour réussir son installation de chirurgien-dentiste.
La CARCDSF gère quatre régimes pour les sages-femmes libérales : un régime de base proportionnel, une complémentaire mixte dont le paramétrage a été durci en 2026, une PCV largement financée par l'Assurance maladie et un régime invalidité-décès forfaitaire. Pour 45 000 € de revenus, la facture dépasse 10 000 € par an, déductible du BNC, et ouvre environ 720 € de rente annuelle par année cotisée.
Bien piloter ces cotisations, c'est provisionner chaque mois, estimer ses revenus quand l'activité change, arbitrer les dispenses avec lucidité et compléter une prévoyance qui ne démarre qu'au 91e jour. Pour faire le point sur votre appel, votre régime fiscal et votre trésorerie, découvrez notre accompagnement d'expert-comptable dédié aux sages-femmes libérales.
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Cela dépend de vos revenus. Hors première année, comptez un RBL de 8,73 % jusqu'à 48 060 € et 1,87 % jusqu'à 240 300 €, une RC de 3 210,60 € plus 11,35 % au-delà de 31 239 €, 260 € de PCV et 384 € d'invalidité-décès. Pour 45 000 € de revenus 2025, le total avoisine 10 186 € par an, hors cotisations URSSAF.
En 2026, la cotisation RBL de première année est de 968 €, calculée sur une base forfaitaire de 9 131 €. S'y ajoutent 3 210,60 € de RC forfaitaire, 260 € de PCV et 384 € de RID, soit 4 822,60 € pour une année complète. La RC peut être dispensée les deux premières années, avec perte des points correspondants, et les cotisations sont dues au prorata des trimestres d'affiliation.
Oui. Les cotisations obligatoires de retraite et d'invalidité-décès sont déductibles du bénéfice non commercial en application de l'article 154 bis du code général des impôts. En déclaration contrôlée, elles figurent dans la 2035 parmi les charges sociales personnelles obligatoires. Seules les sommes réellement payées dans l'année sont déductibles. En micro-BNC, l'abattement forfaitaire couvre déjà toutes les charges.
La pension est égale aux points acquis multipliés par la valeur du point : 0,6599 € pour le RBL et 31,82 € pour la RC en 2026. Selon notre calcul indicatif, une année cotisée sur 45 000 € de revenus ouvre environ 720 € de rente annuelle, PCV comprise. Le régime de base représente environ la moitié de la pension d'une sage-femme.