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Conseils de gestion

Psychologue Mon soutien psy : conventionnement, tarifs et impact financier

Date
27.10.2026
Durée
17 minutes
Psychologue Mon soutien psy : conditions de conventionnement, tarif de 50 €, facturation et impact réel sur votre chiffre d’affaires, chiffré pas à pas.
Psychologue libéral en séance avec une patiente dans son cabinet, dans le cadre du dispositif Mon soutien psy

Découvrez comment DIGIFEC accompagne les psychologues libéraux au quotidien.

Devenir psychologue Mon soutien psy, c’est accepter un tarif fixe de 50 € la séance en échange d’une patientèle remboursée par l’Assurance Maladie. Pour un psychologue libéral qui pratique 60, 70 ou 80 € en tarif libre, la question n’est pas idéologique mais très concrète : combien vais-je gagner ou perdre, et combien de temps vais-je passer à facturer ?

Ce guide répond à ces deux questions avec les règles en vigueur en 2026 : conditions de conventionnement, candidature, codes actes, tiers payant, impact sur le chiffre d’affaires chiffré pas à pas, régime fiscal et organisation comptable. Vous saurez en fin de lecture si le dispositif a sa place dans votre cabinet, et dans quelle proportion.

Chez DIGIFEC, cabinet d’expertise comptable, nous accompagnons des professionnels de santé libéraux dans leur installation, leur déclaration 2035 et leur pilotage avec Pennylane. Notre accompagnement d’expert-comptable pour psychologues intègre justement la simulation de l’impact du conventionnement avant toute décision.

Psychologue Mon soutien psy : comment fonctionne le dispositif en 2026 ?

Mon soutien psy permet à toute personne dès 3 ans, en souffrance psychique d’intensité légère à modérée, de bénéficier de séances remboursées chez un psychologue partenaire. Le dispositif a été assoupli et revalorisé le 15 juin 2024 : augmentation du nombre de séances prises en charge, revalorisation du tarif à 50 € et accès direct au psychologue sans passer par le médecin.

Mon soutien psy en 4 chiffres (règles en vigueur en 2026)

50 €

Tarif unique par séance, évaluation comme suivi, sans dépassement possible

12

Séances remboursées par patient et par année civile : 1 évaluation + 11 suivis

60 %

Part remboursée par l’Assurance Maladie, soit 30 € par séance

20 %

Plafond de l’activité conventionnée annuelle réalisable à distance

Quels patients relèvent du dispositif ?

Chez l’adulte, sont visés les troubles anxieux ou dépressifs légers à modérés, le mésusage de tabac, d’alcool ou de cannabis hors dépendance, et les troubles du comportement alimentaire sans critère de gravité. Sont exclus les risques suicidaires, les formes sévères, les dépendances et les antécédents psychiatriques sévères : ces situations relèvent d’une prise en charge spécialisée.

Le parcours en 12 séances

Le parcours commence par un entretien d’évaluation obligatoirement réalisé en présentiel, puis se poursuit par 1 à 11 séances de suivi. Le patient peut prendre rendez-vous directement, sans passer par son médecin. Les séances doivent avoir lieu à des dates distinctes : deux séances le même jour ne sont pas remboursées. Au-delà des 12 séances annuelles, un nouvel accompagnement suppose une réévaluation avec un avis psychiatrique formalisé.

Mon soutien psy : la fiche technique du dispositif côté psychologue
Point cléRègle en vigueur
Tarif de la séance50 €, évaluation et suivi, depuis le 15 juin 2024 ; aucun dépassement d’honoraires
Nombre de séances1 entretien d’évaluation puis jusqu’à 11 séances de suivi, soit 12 par patient et par année civile
Accès du patientDirect, sans adressage obligatoire ; un professionnel de santé peut aussi orienter le patient
PublicEnfants dès 3 ans, adolescents et adultes, en souffrance psychique d’intensité légère à modérée
Remboursement60 % par l’Assurance Maladie (30 €), 40 % par la complémentaire santé
TéléconsultationÉvaluation obligatoirement en présentiel ; suivi possible à distance dans la limite de 20 % de l’activité conventionnée annuelle
Durée indicative45 minutes à 1 heure, une seule séance par date
Nouveauté 2026Plafond de 12 séances supprimé depuis le 12 juin 2026 pour les mineurs en ALD (hors ALD 23) suivis dans le cadre d’un protocole de soins

Ce qui a changé en 2026

L’Assurance Maladie indique que, depuis le 12 juin 2026, le plafond de 12 séances est supprimé pour les mineurs en affection de longue durée (hors ALD 23) suivis dans le cadre d’un protocole de soins. Si vous recevez beaucoup d’enfants et d’adolescents, ce point peut modifier sensiblement le volume de séances conventionnées que vous réaliserez sur l’année.

Quelles conditions pour obtenir le conventionnement Mon soutien psy ?

Le Mon soutien psy conventionnement est individuel : il lie le psychologue et l’Assurance Maladie. Il n’est pas automatique, chaque candidature est examinée par un comité d’experts composé de psychologues.

Les critères de formation et d’expérience

  • Diplôme : un master en psychologie clinique ou en psychopathologie, ou un autre diplôme ayant permis d’obtenir le titre de psychologue.
  • Expérience : au moins 3 ans d’expérience professionnelle en psychologie clinique ou en psychopathologie, exprimés en équivalent temps plein, justificatifs à l’appui.
  • Enregistrement : être inscrit auprès de l’ARS ; les nouveaux inscrits disposent d’un numéro RPPS. Si vous exercez dans plusieurs départements, le numéro doit correspondre à votre département d’exercice principal.

Le calcul en équivalent temps plein mérite attention : trois années à mi-temps ne valent pas trois ans d’expérience. Rassemblez contrats de travail, attestations d’employeurs et justificatifs d’activité libérale pour démontrer le volume réel.

Qui ne peut pas rejoindre le dispositif ?

Les psychothérapeutes agréés par les ARS et les psychanalystes ne sont pas éligibles. Un psychologue salarié d’un établissement de santé ne peut pas participer au titre de ce poste. En revanche, un salarié à temps partiel peut candidater pour son activité libérale, ou exercer dans une maison de santé pluriprofessionnelle ou un centre de santé avec l’accord de l’employeur : la convention est alors tripartite.

Conventionné ne veut pas dire exclusif

C’est le point qui rassure le plus nos clients : vous pouvez rester partenaire tout en conservant une activité non conventionnée à vos propres tarifs. Vous choisissez le nombre de séances que vous consacrez au dispositif. Cette souplesse est la clé de la stratégie financière détaillée plus bas.

Comment déposer sa candidature, étape par étape ?

La candidature est entièrement dématérialisée, sans envoi postal. La page officielle de l’Assurance Maladie consacrée à la candidature des psychologues détaille les pièces attendues ; voici le parcours résumé.

Du dossier à la première séance conventionnée : les 5 étapes

1Dossier en ligne

Formulaire sur demarche.numerique.gouv.fr avec diplômes, justificatifs d’expérience, pièce d’identité, carte Vitale et RIB.

2Comité d’experts

Des psychologues examinent la formation et les 3 ans d’expérience clinique. Réponse par courriel.

3Transmission à la CPAM

Le dossier éligible part à la CPAM du département d’exercice principal, qui établit la convention.

4Convention et outils

Convention signée, guide, feuilles de soins préidentifiées, accès amelipro, inscription au FNPS.

5Annuaire et premiers patients

Publication dans l’annuaire des psychologues partenaires, puis contact d’un délégué de l’Assurance Maladie.

Les pièces à préparer avant de commencer

  1. Copie du master ou du diplôme équivalent, et diplômes complémentaires ou attestations de formation éventuels.
  2. Justificatifs des 3 ans d’expérience clinique en équivalent temps plein.
  3. Pièce d’identité recto verso (carte nationale d’identité ou passeport).
  4. Carte Vitale ou attestation de droits.
  5. RIB à votre nom avec l’en-tête de la banque, ou RIB de la structure employeur si vous êtes salarié d’une MSP ou d’un centre de santé.

Conseil pratique : le RIB fourni est celui sur lequel la CPAM versera les paiements en tiers payant. Indiquez dès le départ le compte bancaire dédié à votre activité professionnelle, cela simplifiera vos rapprochements comptables.

Délais et recours

Selon la foire aux questions de l’Assurance Maladie, l’administration dispose de 4 mois pour répondre, le délai constaté étant en pratique plus court. En cas de refus, un recours gracieux est possible, puis un recours contentieux devant le tribunal administratif de Paris dans un délai de 2 mois. Si un dossier est incomplet, la CPAM ou le comité vous réclame les pièces manquantes par courriel.

Une fois conventionné, vous recevez la convention signée, le guide professionnel, les modalités de facturation et un accès à amelipro. Vos coordonnées sont publiées dans l’annuaire des psychologues partenaires avec le public accueilli (enfants, adolescents, adultes), et vous êtes inscrit au fichier national des professionnels de santé.

Mon soutien psy remboursement : qui paie quoi et comment facturer ?

Comprendre le circuit du Mon soutien psy remboursement est indispensable pour suivre vos encaissements. Sur une séance de 50 €, l’Assurance Maladie rembourse 60 %, soit 30 €, et la complémentaire santé prend en charge les 40 % restants, soit 20 €. En Alsace-Moselle, le régime local porte la prise en charge obligatoire à 90 %.

La feuille de soins papier

La facturation repose sur des feuilles de soins papier préidentifiées (formulaire S3130), fournies par la CPAM après conventionnement et commandables sur amelipro. Vous pouvez les remplir après chaque séance ou en fin de série, à votre choix. Hors tiers payant, le patient vous règle 50 € et adresse lui-même la feuille à sa caisse.

Un tarif différent de 50 € entraîne le rejet automatique de la feuille de soins : il faut alors refacturer au bon tarif. Le non-respect des tarifs opposables expose en outre à des sanctions conventionnelles.

Codes actes et règles de facturation Mon soutien psy
SituationCode acteTarifCe qu’il faut savoir
Entretien d’évaluation (présentiel)EEP50 €Toujours en présentiel, première séance du parcours
Séance de suivi en cabinetAPS50 €Jusqu’à 11 séances par patient et par an
Séance de suivi à distancePSS50 €Comptée dans le plafond de 20 % de votre activité conventionnée
Patient en tiers payant obligatoireEEP, APS ou PSS50 €CSS, AME, ALD, maternité dès le 6e mois, AT/MP : feuille signée envoyée à la caisse, jamais remise au patient
Patient absentAucun0 €Aucun acte facturable à l’Assurance Maladie

Le tiers payant : obligatoire pour certains patients

Le tiers payant est obligatoire pour les bénéficiaires de la complémentaire santé solidaire et de l’aide médicale d’État, ainsi que pour les soins liés à une ALD, à la maternité à partir du 6e mois de grossesse ou à un accident du travail ou une maladie professionnelle. Dans ces cas, le patient n’avance rien : vous envoyez la feuille de soins signée par le patient à sa caisse, qui vous paie directement. Les règles de facturation en tiers payant publiées par l’Assurance Maladie précisent les justificatifs à demander.

Vous pouvez aussi appliquer le tiers payant de façon facultative sur la part obligatoire pour vos autres patients. C’est un argument d’accessibilité, mais aussi un décalage d’encaissement et un suivi supplémentaire : chaque feuille envoyée est une créance à pointer jusqu’au virement de la caisse.

Quel impact financier sur votre chiffre d’affaires ?

L’impact dépend d’une seule question : les séances conventionnées remplacent-elles des séances à tarif libre, ou remplissent-elles des créneaux vides ? Dans le premier cas, vous perdez l’écart de tarif. Dans le second, vous gagnez 50 € par séance supplémentaire.

Cas pratique : un cabinet à 60 € la séance

Prenons l’exemple hypothétique d’une psychologue libérale installée en ville, qui pratique un tarif libre de 60 € et réalise 1 000 séances par an, soit environ 22 séances par semaine sur 45 semaines travaillées. Son chiffre d’affaires de départ est de 1 000 × 60 € = 60 000 €.

Elle rejoint Mon soutien psy et observe deux effets sur l’année :

  1. Effet bascule : 300 séances de patients existants passent dans le dispositif. Perte : 300 × (60 € − 50 €) = 3 000 €.
  2. Effet remplissage : l’annuaire lui amène de nouveaux patients qui occupent 4 créneaux auparavant vides par semaine. Gain : 4 × 45 × 50 € = 180 × 50 € = 9 000 €.
  3. Résultat : 60 000 € − 3 000 € + 9 000 € = 66 000 €, soit +6 000 € (+10 %).

Cascade de calcul : chiffre d’affaires annuel du cabinet (cas hypothétique)

Situation de départ : 1 000 séances à 60 €60 000 €
300 séances existantes basculées à 50 € (300 × 10 €)− 3 000 €
180 créneaux vides remplis à 50 € (4 par semaine × 45 semaines)+ 9 000 €
Chiffre d’affaires après adhésion66 000 €

Hypothèses retenues pour l’exemple, à remplacer par vos propres données : tarif libre, volume de séances et nombre de créneaux réellement disponibles.

La règle du « 1 pour 5 »

Avec un tarif libre de 60 €, chaque séance basculée coûte 10 €. Une seule séance nouvelle à 50 € compense donc la bascule de 5 séances existantes. À 70 € de tarif libre, l’écart passe à 20 € et une séance nouvelle ne compense plus que 2,5 séances basculées. Plus votre tarif libre est élevé, plus vous devez réserver le dispositif aux créneaux vides.

Quatre scénarios d’adhésion comparés (cas hypothétique, tarif libre de 60 €)
ScénarioSéances à 60 €Séances à 50 €Chiffre d’affairesÉcart
Sans Mon soutien psy1 000060 000 €Référence
Bascule de 300 patients existants70030057 000 €− 3 000 €
Remplissage de 180 créneaux vides1 00018069 000 €+ 9 000 €
Bascule et remplissage combinés70048066 000 €+ 6 000 €

Raisonner en revenu horaire, pas seulement en chiffre d’affaires

Le chiffre d’affaires ne dit pas tout. Une séance conventionnée génère du temps administratif : remplissage de la feuille de soins, vérification des droits pour le tiers payant, suivi des paiements de la caisse. Si ce temps représente 5 minutes par séance, 480 séances conventionnées mobilisent 40 heures dans l’année, soit l’équivalent d’environ 40 séances non réalisées. Intégrez ce coût caché dans votre décision.

Pour suivre ces arbitrages mois après mois, un tableau de bord financier simple suffit : nombre de séances par type, taux d’occupation de l’agenda, chiffre d’affaires et encaissements en attente.

Micro-BNC ou déclaration contrôlée : quelle fiscalité pour vos honoraires conventionnés ?

Les honoraires perçus dans le cadre de Mon soutien psy sont des bénéfices non commerciaux, imposés selon le même régime que vos honoraires libres. Le conventionnement ne change pas votre statut fiscal, mais il peut faire évoluer votre chiffre d’affaires et donc votre position par rapport aux seuils.

TVA : une exonération à sécuriser

Les soins dispensés par les praticiens autorisés à faire légalement usage du titre de psychologue sont exonérés de TVA en application du 1° du 4 de l’article 261 du CGI, commenté par la doctrine BOFiP sur les professions médicales et paramédicales. L’exonération vise les actes de diagnostic et de traitement de troubles psychologiques. Attention : les prestations destinées aux entreprises, comme l’aide au recrutement, n’en bénéficient pas.

Micro-BNC : seuil de 83 600 € et abattement de 34 %

Pour les revenus 2026, le régime micro-BNC s’applique si vos recettes hors taxes de 2024 ou de 2025 n’ont pas dépassé 83 600 €, selon la fiche officielle du régime micro-fiscal. Le bénéfice imposable est égal aux recettes diminuées d’un abattement forfaitaire de 34 %.

Reprenons notre cas : avec 66 000 € de recettes, le bénéfice imposable en micro-BNC est de 66 000 € × (1 − 0,34) = 43 560 €. Si la psychologue a opté pour le régime micro-social, ses cotisations s’élèvent à 66 000 € × 23,2 % = 15 312 €, auxquelles s’ajoute la contribution à la formation professionnelle de 0,2 %, soit 132 €. Total : 15 444 €.

Quand la déclaration contrôlée devient plus intéressante

L’abattement de 34 % représente ici 22 440 €. Si vos charges réelles dépassent ce montant (loyer du cabinet, supervision, formations, assurance, logiciel, déplacements), la déclaration contrôlée avec liasse 2035 réduit votre bénéfice imposable. Elle impose une comptabilité recettes-dépenses complète, mais elle reflète mieux la réalité d’un cabinet qui supporte un loyer élevé.

Micro-BNC ou déclaration contrôlée : les repères pour un psychologue en 2026
CritèreMicro-BNCDéclaration contrôlée (2035)
AccèsRecettes HT n’excédant pas 83 600 € en 2024 ou en 2025 (pour les revenus 2026)De droit au-delà du seuil, sur option en dessous
Bénéfice imposableRecettes moins un abattement forfaitaire de 34 % (minimum 305 €)Recettes moins charges réelles (loyer, supervision, formation, assurance, logiciel…)
Cotisations sociales (micro-entrepreneur)23,2 % des recettes pour les professions libérales relevant de la Cipav, plus 0,2 % de contribution à la formation professionnelleCalculées sur le bénéfice réel
TVAExonération des soins dispensés par un praticien autorisé à faire usage du titre de psychologueMême exonération
FormalismeSuivi des recettes encaisséesComptabilité recettes-dépenses complète et déclaration 2035

Le conventionnement peut aussi vous rapprocher du seuil : si l’effet remplissage est fort, une activité à 75 000 € peut franchir 83 600 € deux années de suite et vous faire sortir du régime micro. Anticipez cette bascule plutôt que de la subir.

Comment organiser la comptabilité de l’activité conventionnée ?

En BNC, les recettes sont enregistrées à l’encaissement. Avec Mon soutien psy, vous encaissez de deux sources : les patients qui vous paient directement, et les caisses d’assurance maladie pour les séances en tiers payant. Sans méthode, les virements de CPAM deviennent vite impossibles à rapprocher des séances.

Checklist mensuelle en 6 points

  1. Séparer les séances par catégorie dans votre agenda : tarif libre, conventionnée payée par le patient, conventionnée en tiers payant.
  2. Numéroter et lister les feuilles de soins envoyées aux caisses avec la date de séance et le patient.
  3. Rapprocher chaque virement de caisse des feuilles correspondantes et relancer les impayés.
  4. Contrôler les rejets : un tarif erroné ou deux séances à la même date ne seront pas payés.
  5. Suivre le compteur de séances par patient (12 par année civile) et la part de téléconsultation (20 % maximum de l’activité conventionnée).
  6. Mettre à jour votre projection de recettes annuelles au regard du seuil micro-BNC.

Un outil comme Pennylane automatise une bonne partie de ce travail : catégorisation des encaissements, règles d’affectation des virements CPAM, pièces justificatives centralisées. C’est le cœur de notre approche de comptabilité digitale et automatisée. Si vous démarrez avec l’outil, notre tutoriel de prise en main de Pennylane vous fait gagner du temps dès la première semaine.

Quelles erreurs éviter quand on rejoint Mon soutien psy ?

  • Basculer toute sa patientèle sans calcul : c’est le scénario où le dispositif fait baisser le chiffre d’affaires.
  • Appliquer un complément d’honoraires : tout dépassement est interdit et la feuille de soins est rejetée.
  • Réaliser l’évaluation à distance : la première séance doit avoir lieu en présentiel.
  • Dépasser 20 % de téléconsultation sur l’activité conventionnée de l’année, plafond apprécié globalement et non par patient.
  • Facturer une absence : un rendez-vous manqué ne donne lieu à aucun acte facturable à l’Assurance Maladie.
  • Remettre au patient une feuille de soins en tiers payant : elle doit partir directement à la caisse, sous peine de double paiement.
  • Oublier l’annuaire : signalez à la CPAM vos changements de coordonnées ou vos indisponibilités pour éviter des demandes que vous ne pouvez pas absorber.

Point de vigilance sur la sortie du dispositif

La résiliation de la convention se fait par lettre recommandée avec accusé de réception adressée à la CPAM signataire, avec un effet 2 mois après réception. Vous devez en informer vos patients et leurs médecins. Prévoyez ce délai dans votre organisation si vous envisagez de revenir à une activité entièrement libre.

Faut-il rejoindre Mon soutien psy ? La méthode de décision

Le dispositif est particulièrement adapté aux psychologues en début d’installation, qui cherchent à remplir leur agenda, et à ceux qui exercent dans une zone où les patients renoncent aux soins faute de remboursement. Il l’est moins pour un cabinet déjà complet avec un tarif libre élevé, sauf à le réserver à quelques créneaux.

Arbre de décision : rejoindre ou non le dispositif ?

1. Remplissez-vous les conditions (titre, RPPS, 3 ans d’expérience clinique en ETP) ?
Oui : passez à la question 2.Non : le dispositif n’est pas accessible pour l’instant ; préparez les justificatifs.
2. Votre agenda compte-t-il des créneaux vides chaque semaine ?
Oui : chaque séance conventionnée ajoutée est un gain net de 50 €.Non : chaque séance basculée vous coûte l’écart avec votre tarif libre.
3. Votre tarif libre dépasse-t-il nettement 50 € ?
Oui : plafonnez la part conventionnée (par exemple un quota hebdomadaire).Non : l’écart est faible, le dispositif pèse peu sur votre chiffre d’affaires.
4. Êtes-vous prêt à gérer les feuilles de soins et le tiers payant ?
Oui : organisez un suivi mensuel des encaissements CPAM.Non : le temps administratif risque d’absorber le gain, outillez-vous avant d’adhérer.

Dans la pratique, la stratégie la plus robuste consiste à fixer un quota de séances conventionnées (par exemple 4 à 6 par semaine), à mesurer pendant six mois l’effet réel sur l’agenda, puis à ajuster. Les psychologues exerçant en maison de santé y trouvent souvent une cohérence avec le travail coordonné, comme d’autres {a(L_SANTE, 'professionnels de santé libéraux')} conventionnés.

En résumé : un levier à doser, pas un choix tout ou rien

Mon soutien psy offre un tarif fixe de 50 €, une patientèle remboursée et une visibilité dans l’annuaire de l’Assurance Maladie. En contrepartie, il impose une facturation sur feuilles de soins, le tiers payant pour certains patients et l’interdiction de tout dépassement. Bien utilisé, pour remplir des créneaux libres, il augmente votre chiffre d’affaires ; mal dosé, il l’érode.

Avant de candidater, chiffrez vos trois paramètres : tarif libre, nombre de créneaux réellement disponibles, et régime fiscal adapté à votre niveau de recettes. Ensuite, suivez chaque mois vos encaissements de caisse et votre compteur de téléconsultation.

Vous voulez simuler l’impact du conventionnement sur votre cabinet et choisir entre micro-BNC et déclaration contrôlée ? Découvrez notre accompagnement d’expert-comptable dédié aux psychologues libéraux : installation, déclaration 2035, pilotage de vos recettes avec Pennylane.

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Foire aux questions

Un psychologue Mon soutien psy peut-il garder des patients à tarif libre ?

Oui. Le conventionnement n’est pas exclusif : vous choisissez le nombre de séances que vous consacrez au dispositif et vous continuez à recevoir d’autres patients à vos propres tarifs, hors remboursement. En revanche, pour un patient pris en charge dans le cadre de Mon soutien psy, chaque séance est facturée 50 € sans aucun dépassement. Il est utile de fixer un quota hebdomadaire de séances conventionnées pour maîtriser l’impact sur votre chiffre d’affaires.

Quelles conditions pour obtenir le conventionnement Mon soutien psy ?

Il faut détenir un master en psychologie clinique ou en psychopathologie, ou un diplôme ayant permis d’obtenir le titre de psychologue, justifier d’au moins 3 ans d’expérience clinique en équivalent temps plein et être enregistré auprès de l’ARS avec un numéro RPPS. La candidature se dépose en ligne, puis un comité d’experts composé de psychologues examine le dossier avant transmission à la CPAM du département d’exercice.

Comment fonctionne le Mon soutien psy remboursement pour le patient ?

La séance coûte 50 €. L’Assurance Maladie rembourse 60 %, soit 30 €, et la complémentaire santé prend en charge les 40 % restants, soit 20 €. Le patient bénéficie de 12 séances par année civile : un entretien d’évaluation et jusqu’à 11 séances de suivi. Le tiers payant est obligatoire notamment pour les bénéficiaires de la complémentaire santé solidaire, de l’AME, et pour les soins liés à une ALD.

Mon soutien psy fait-il baisser le chiffre d’affaires d’un psychologue ?

Tout dépend de l’usage. Si les séances conventionnées remplacent des séances à tarif libre plus élevé, vous perdez l’écart : 10 € par séance pour un tarif libre de 60 €. Si elles remplissent des créneaux vides, chaque séance rapporte 50 € de plus. Avec un tarif libre de 60 €, une séance nouvelle compense la bascule de 5 séances existantes.

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