Entrepreneuriat & croissance

Drones, capteurs, cybersécurité, IA embarquée, spatial, énergie : une part croissante des technologies développées par les startups françaises intéresse autant les industriels civils que les armées. L'Agence innovation défense (officiellement Agence de l'innovation de défense, ou AID) est la porte d'entrée de ces technologies duales au sein du ministère des Armées. Elle oriente les projets, finance des développements techniques via le dispositif RAPID, lance des appels à projets thématiques et a créé un fonds d'investissement dédié.
Pour un fondateur, la difficulté n'est pas de savoir que ces dispositifs existent, mais de choisir la bonne porte, de construire un dossier crédible et d'intégrer l'aide dans un plan de financement qui tient la route avec le CIR, le statut JEI, Bpifrance et les investisseurs. Ce guide détaille le fonctionnement de l'agence en 2026, les critères d'éligibilité vérifiés sur les sources officielles, un cas pratique chiffré et les erreurs qui coûtent cher.
Chez DIGIFEC, cabinet d'expertise comptable dédié aux startups et entreprises innovantes, nous accompagnons des deeptechs qui préparent leurs annexes financières, sécurisent le cumul des aides et pilotent la trésorerie entre deux versements. Voici la méthode que nous appliquons.
L'Agence de l'innovation de défense a été créée le 1er septembre 2018. C'est un service à compétence nationale du ministère des Armées, placé sous la responsabilité du Délégué général pour l'armement (DGA) et installé à Balard, à Paris. Sa mission : fédérer et coordonner les initiatives d'innovation du ministère, capter les innovations d'opportunité au profit des utilisateurs finaux et poursuivre en parallèle les travaux de long terme. La loi de programmation militaire 2024-2030 prévoit, selon la présentation officielle de l’agence, un budget de 10 milliards d'euros dédié à l'innovation.
L'agence structure son action en quatre familles de projets, utiles à connaître pour comprendre où se situe votre startup :
En pratique, une startup interagit avec l'AID par trois canaux : le Guichet unique (dépôt spontané), le RAPID (subvention de projets duaux) et les appels à projets ou défis thématiques. S'y ajoute le Fonds innovation défense pour les besoins en fonds propres.
projets reçus par le Guichet unique en 2025, soit +60 % par rapport à 2024
startups détectées comme potentiellement intéressantes pour les armées, dont 91 reçues en entretien
des projets déposés au RAPID accompagnés par un pôle de compétitivité
taille du Fonds innovation défense fin 2025, opéré par Bpifrance
Source : Agence de l'innovation de défense, bilan d'activités 2025.
Une technologie duale trouve des débouchés à la fois civils et militaires. Le Fonds innovation défense, par exemple, cible explicitement des entreprises non cotées disposant d'un marché primaire civil et dont le ministère a évalué, et idéalement testé, le potentiel. Autrement dit, l'AID ne cherche pas à transformer votre startup en fournisseur exclusif de défense : elle s'intéresse aux technologies civiles qui peuvent servir les forces.
Le Guichet unique met en avant des thèmes d'innovation prioritaires : véhicules autonomes et leurs flottes, supériorité informationnelle, homme augmenté, santé, New Space, énergie, cyber et maintien en condition opérationnelle. Les appels à projets en cours en 2026 illustrent ces axes : lutte anti-drone, détection de fausses vidéos, sécurisation de l'IA agentique, « Cyber Defense Factory », défis énergie, contre-minage, drone cargo.
Le RAPID finance des travaux qui relèvent de la recherche industrielle (TRL 3 à 5) ou du développement expérimental (TRL 6 à 7). En dessous, vous êtes dans la recherche exploratoire, plutôt couverte par les programmes menés avec l'ANR. Au-dessus, votre produit est prêt : la question devient l'achat, l'expérimentation en conditions réelles ou le passage à l'échelle, pas la subvention.
Si votre projet relève de la deeptech au sens large, notre panorama France Deeptech : écosystème, financements et défis des startups de rupture complète utilement cette grille, notamment pour les financements civils mobilisables en parallèle.
Le Guichet unique de l’AID est la voie d'entrée recommandée pour toute entreprise qui souhaite se faire connaître du ministère ou lui proposer une solution. Point important : le ministère ne peut pas soutenir juridiquement une personne physique. Un inventeur isolé doit passer par une structure, la sienne ou celle d'un partenaire industriel.
Formulaire d'autoréférencement : activités, compétences, technologies.
Formulaire court sur démarches-simplifiées (environ 20 minutes), pièces jointes possibles.
Appel d'environ 30 minutes avec des experts DGA et/ou des représentants des armées.
Analyse interne puis proposition du soutien adapté : RAPID, expérimentation, achat, autre dispositif.
Description du projet, annexe financière, tableau des aides publiques, check-list de dépôt.
Le processus se déroule en trois temps. D'abord, l'autoréférencement : vous décrivez vos activités et compétences sur une plateforme dédiée (plus de 700 entités s'y sont référencées en 2025). Ensuite, le dépôt du projet via un formulaire court sur démarches-simplifiées, estimé à une vingtaine de minutes. Enfin, la prise de rendez-vous : un entretien téléphonique d'environ 30 minutes avec des experts techniques de la DGA et des représentants des utilisateurs potentiels.
L'agence prévient que les premiers créneaux disponibles peuvent être éloignés. Anticipez donc ce délai dans votre calendrier de financement. Après l'entretien et une analyse interne, le Guichet unique vous répond et, si le ministère est intéressé, propose l'orientation la plus adaptée. Comme le RAPID est instruit par les mêmes équipes, cet entretien sert aussi à vérifier la compatibilité de votre projet avec ce financement.
Pour un produit déjà sur étagère, l'agence oriente plutôt vers la plateforme achats du ministère. Les questions plus générales sur les autres soutiens relèvent du plan en faveur des ETI, PME et startups (PEPS), présenté sur l'espace entreprises de la DGA.
Le RAPID (Régime d’appui à l’innovation duale) finance des projets de développement technologique ou de démonstrateurs techniques à double usage, civil et défense. Il prend la forme d'une subvention accordée dans le cadre du régime d'aides d'État de l'Union européenne (régime cadre exempté de notification n° SA.111723). Il fonctionne comme un appel à projets permanent : pas de date limite unique, vous déposez quand votre projet est prêt.
| Critère | Ce que prévoit le dispositif |
|---|---|
| Nature de l'aide | Subvention, sous régime d'aides d'État exempté (SA.111723) |
| Bénéficiaires | Entreprise d'effectif consolidé inférieur à 2 000 salariés, seule ou en consortium |
| Objet | Lever des verrous technologiques ou techniques et dépasser significativement l'état de l'art |
| Maturité | Recherche industrielle (TRL 3 à 5) ou développement expérimental (TRL 6 à 7) |
| Calendrier | Appel à projets permanent |
| Pièces du dossier | Document de description du projet, annexe financière, tableau des aides publiques, check-list de dépôt |
| Accompagnement possible | Guichet unique, pôle de compétitivité, pôle d'innovation de défense de la DGA, cluster |
| Taux et dépenses éligibles | Fixés par le cahier des charges publié par l'AID (à consulter avant tout chiffrage) |
Le cahier des charges du RAPID précise le fonctionnement, l'éligibilité, la sélection, les taux de subvention, les dépenses éligibles et la définition des TRL. Le critère central reste l'ambition technique : un projet qui se contente d'adapter un produit existant ou d'industrialiser sans verrou à lever sera écarté. Montrez précisément ce que vous ne savez pas encore faire et comment vous allez y parvenir.
Selon le bilan d'activités 2025 de l'agence, 25 % des projets déposés au RAPID avaient bénéficié de l'accompagnement d'un pôle de compétitivité. L'AID y voit une plus-value nette, tant sur l'expertise technique que sur le montage. Plusieurs pôles travaillent aussi avec les pôles d'innovation de la DGA. Pour une startup qui dépose un premier dossier, ce soutien améliore souvent la lisibilité du projet.
L'annexe financière et le tableau des aides publiques sont les pièces où les startups perdent le plus de points. Le premier exige un budget détaillé par nature de dépense et par partenaire, cohérent avec le planning technique. Le second recense toutes les aides déjà obtenues ou demandées : c'est lui qui permet de vérifier le respect des plafonds de cumul. Un budget gonflé ou incohérent avec vos comptes annuels se repère immédiatement. Le dossier complet s'envoie à l'adresse de contact indiquée sur la page officielle du dispositif.
Au-delà du RAPID, l'agence publie une série d'appels à projets en cours. Leur logique diffère : certains sont des défis très ciblés avec un besoin opérationnel précis, d'autres des programmes de recherche menés avec l'Agence nationale de la recherche (ANR).
| Dispositif | Pour quoi faire | Format et montants vérifiés | Profil de startup |
|---|---|---|---|
| Guichet unique | Se faire connaître, proposer une solution | Dépôt continu, entretien d'environ 30 min | Toute entreprise |
| RAPID | Développement technologique ou démonstrateur dual | Subvention, appel permanent, TRL 3 à 7 | Moins de 2 000 salariés |
| ASTRID | Recherche exploratoire duale | Jusqu'à 400 k€, 18 à 36 mois (édition 2026, ANR) | Startup issue ou partenaire d'un laboratoire |
| ASMA | Maturation et valorisation de travaux déjà financés par le ministère | Jusqu'à 800 k€ (édition 2026, ANR) | Consortium entreprise + organisme de recherche publique |
| Défis et AAP thématiques | Répondre à un besoin opérationnel précis | Durée et budget propres à chaque appel | Solution proche de l'expérimentation |
| Thèses AID | Financer un doctorant sur un sujet défense | 100 à 130 allocations par an, 3 appels | Deeptech qui recrute des PhD |
| Fonds innovation défense | Fonds propres pour la croissance | Fonds de 320 M€ fin 2025, minoritaire | Startup en levée, marché civil établi |
L'appel ASTRID 2026 soutenait des projets fortement exploratoires et innovants, de nature duale (IA, cybersécurité, robotique notamment), avec une aide maximale de 400 k€ pour 18 à 36 mois ; il a clôturé le 2 mars 2026. L'appel ASMA 2026 vise la maturation et la valorisation de travaux déjà financés par le ministère et achevés dans les trois années précédant l'appel. Il exige un consortium associant au moins une entreprise et un organisme de recherche publique, pour une aide d'au plus 800 k€. Les dépôts étaient fixés au 16 février 2026 (L1) et au 25 mai 2026 (L2). Surveillez les éditions suivantes.
Un point de vigilance sur ASMA : les conventions comportent des clauses de propriété intellectuelle, et une cession ou une licence exclusive de la PI issue des travaux doit être soumise à l'autorisation préalable de la DGA. Pour une startup qui prévoit une levée, voire une cession, cette clause doit figurer dans la data room et être anticipée dans le pacte.
Les défis thématiques fonctionnent sur des cycles brefs. À titre d'exemple, l'appel EPERVIER sur la lutte anti-drone prévoyait des projets de 8 mois maximum, expérimentation comprise, avec une date limite de réponse au 26 novembre 2025. Ce format convient aux startups qui disposent déjà d'une brique fonctionnelle et peuvent mener des essais rapidement.
L'AID finance entre 100 et 130 allocations de thèse par an, réparties sur trois appels (thèses IDEES, Cifre-Défense et thèses classiques). Pour une deeptech, c'est une façon de recruter un doctorant sur un sujet stratégique tout en renforçant son dossier technique.
Créé en 2021 par l'AID et opéré par Bpifrance, le Fonds innovation défense est un fonds de capital-risque qui investit dans des entreprises innovantes de secteurs duaux, stratégiques et souverains. Sa stratégie repose sur des prises de participation minoritaires, réalisées aux côtés d'investisseurs publics et privés, pour créer un effet de levier et préserver une part de souveraineté au capital.
Fin 2025, le fonds atteignait 320 M€, grâce à l'entrée de nouveaux souscripteurs (Caisse des Dépôts, BNP Paribas, Bpifrance Participations et le fonds Bpifrance Défense ouvert aux particuliers) aux côtés du ministère, de MBDA et d'Allianz France. En 2025, il a réalisé deux nouveaux investissements, dans Cailabs et NanoXplore, sur 35 dossiers étudiés, et réinvesti dans plusieurs sociétés de son portefeuille.
Le ratio de deux investissements nouveaux pour 35 dossiers étudiés montre la sélectivité du fonds. Il intervient sur des entreprises dont le ministère a déjà évalué la technologie : un projet RAPID réussi ou une expérimentation concluante constituent donc souvent l'étape préalable. Préparez le terrain : table de capitalisation propre, pacte compatible avec l'entrée d'un investisseur public, gouvernance capable de traiter les sujets de contrôle des investissements étrangers.
La subvention RAPID ne vit pas isolée. Une deeptech typique combine en parallèle crédit d'impôt recherche, statut de jeune entreprise innovante, aides Bpifrance et parfois financements régionaux. Trois règles de bon sens évitent les mauvaises surprises.
Les aides d'État sont soumises à des intensités maximales par type de projet. Le tableau des aides publiques demandé dans le dossier RAPID sert précisément à vérifier que l'addition de toutes les aides sur les mêmes dépenses reste dans les limites. Recensez chaque aide, son montant, son assiette et sa période. Une omission découverte plus tard peut conduire à un remboursement.
Les subventions publiques perçues pour des opérations de recherche éligibles viennent en déduction de la base de calcul du CIR, qu'elles soient remboursables ou non. Ne comptez donc pas deux fois les mêmes dépenses dans votre prévisionnel. Notre article Crédit d’impôt recherche 2026 : ce qui change et comment le calculer détaille la mécanique de calcul et les dépenses retenues.
Une séquence fréquente consiste à financer la preuve de concept avec des aides civiles (Bourse French Tech, i-Nov, aides à l'innovation Bpifrance), puis à mobiliser le RAPID pour le démonstrateur dual. Notre panorama des financements Bpifrance pour startups et notre guide du concours i-Nov vous aident à positionner chaque brique sans chevauchement de dépenses.
Prenons NéoSense, startup fictive de 18 salariés qui développe un capteur optique et un logiciel de détection d'objets en environnement dégradé. Son marché civil : l'inspection industrielle. Son intérêt défense : la détection de drones de petite taille. La technologie est à TRL 4 ; le projet vise un démonstrateur à TRL 6 en 18 mois.
| Poste | Détail | Montant |
|---|---|---|
| Personnel | 4 ingénieurs à temps partiel sur le projet, salaires chargés | 420 000 € |
| Prestations de recherche | Laboratoire partenaire pour les essais optiques | 90 000 € |
| Matériel et prototypes | Composants, bancs d'essai, dotations aux amortissements | 60 000 € |
| Total dépenses du projet | Assiette présentée dans l'annexe financière | 570 000 € |
Ces montants sont à rapprocher des catégories de dépenses éligibles définies dans le cahier des charges. Les salaires doivent être justifiables par des feuilles de temps, et la quote-part de matériel doit correspondre à l'usage réel sur le projet.
Le taux de subvention dépend de la taille de l'entreprise et de la nature des travaux, selon le cahier des charges. Pour l'illustration, nous retenons une hypothèse de 45 % des dépenses : 570 000 × 45 % = 256 500 € de subvention. Le reste à financer par NéoSense s'élève donc à 570 000 − 256 500 = 313 500 €.
Une subvention se perçoit en plusieurs versements, pas au premier jour. Supposons, toujours à titre d'hypothèse, un premier versement de la moitié de l'aide à mi-parcours et le solde en fin de projet, après justification des dépenses. Avec une dépense linéaire de 570 000 / 18 = 31 667 € par mois, NéoSense a décaissé 285 000 € au mois 9 avant de percevoir 128 250 €.
Taux et échéancier sont des hypothèses pédagogiques : les taux réels et les modalités de versement figurent dans le cahier des charges RAPID et dans votre convention.
À la fin du mois 18, la startup aura décaissé 570 000 € et encaissé 128 250 €. Le besoin de trésorerie maximal atteint donc 441 750 € jusqu'au versement du solde, bien au-delà du simple reste à charge de 313 500 €. C'est ce chiffre, et non le montant de l'aide, qui doit être confronté à votre runway.
Supposons que NéoSense dispose de 1 800 000 € de trésorerie avec un burn hors projet de 70 000 € par mois. Avec le projet, le burn passe à environ 101 667 € par mois tant que l'aide n'est pas versée. Le runway tombe ainsi de 1 800 000 / 70 000 ≈ 25,7 mois à 1 800 000 / 101 667 ≈ 17,7 mois avant prise en compte des versements. Le projet reste finançable, mais la prochaine levée doit être avancée. Notre guide cash burn et runway détaille cette modélisation mois par mois.
| Part des dépenses financée | Subvention | Reste à charge NéoSense |
|---|---|---|
| 35 % | 199 500 € | 370 500 € |
| 45 % | 256 500 € | 313 500 € |
| 55 % | 313 500 € | 256 500 € |
Ce tableau de sensibilité, à recalculer avec les taux réels du cahier des charges, montre l'écart entre un scénario prudent et un scénario favorable. Présentez toujours le scénario prudent à votre conseil d'administration.
Une subvention d'exploitation et une subvention d'investissement ne se comptabilisent pas de la même façon, et le rythme de reconnaissance en produit doit suivre celui des dépenses financées. Prévoyez aussi un suivi analytique par projet : il facilite le rapport final, un éventuel contrôle, et la préparation de la due diligence de votre prochaine levée.
L'Agence innovation défense offre aux startups duales un parcours cohérent : le Guichet unique pour se faire connaître, le RAPID pour subventionner un démonstrateur de TRL 3 à 7, les appels à projets et programmes ANR pour la recherche, puis le Fonds innovation défense pour les fonds propres. La clé du succès tient moins au formulaire qu'à la qualité du projet technique, à la démonstration de la dualité et à un plan de financement qui intègre le décalage de trésorerie et les règles de cumul.
Vous préparez un dossier RAPID ou souhaitez articuler subvention, CIR et statut JEI sans risque de double comptage ? L'équipe DIGIFEC construit avec vous l'annexe financière et le prévisionnel de trésorerie : découvrez notre accompagnement en optimisation fiscale des entreprises innovantes (CIR, CII, JEI).
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L'Agence de l'innovation de défense (AID) est un service à compétence nationale du ministère des Armées, créé le 1er septembre 2018 et placé sous la responsabilité du Délégué général pour l'armement. Elle coordonne l'innovation du ministère, capte les innovations issues du civil et soutient les entreprises par le Guichet unique, le dispositif RAPID, des appels à projets et le Fonds innovation défense, opéré par Bpifrance.
Le RAPID s'adresse aux entreprises dont l'effectif consolidé est inférieur à 2 000 salariés, seules ou en consortium. Le projet doit porter sur un développement technologique ou un démonstrateur à double usage civil et défense, lever des verrous technologiques et relever de la recherche industrielle (TRL 3 à 5) ou du développement expérimental (TRL 6 à 7). Il s'agit d'un appel à projets permanent.
Passez par le Guichet unique : référencez votre entreprise sur la plateforme dédiée, déposez votre projet via un formulaire court sur démarches-simplifiées, puis réservez un entretien téléphonique d'environ 30 minutes avec des experts de la DGA ou des armées. À l'issue de l'analyse, l'agence vous propose l'orientation la plus adaptée, par exemple un dépôt RAPID.
Oui, les deux peuvent coexister, mais pas sur une assiette identique sans retraitement. Les subventions publiques perçues pour des opérations de recherche éligibles sont déduites de la base de calcul du CIR. Le dossier RAPID exige en outre un tableau des aides publiques, qui permet de vérifier le respect des plafonds de cumul applicables aux aides d'État.